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Guides & Tutoriels2026-03-15·9 min de lecture

Workshop Cold Emailing : Formation Prospection avec Jason Beraud

Par Ibrahim DemolCEO IBLeadMis à jour le 26 mars 2026

Vous avez passé 3 heures à rédiger vos emails de prospection. Vous en êtes satisfait. Puis vous lancez votre campagne. Silence radio.

C'est exactement ce qui s'est passé à Jean-Philippe et Christophe avant de suivre le workshop de Jason Beraud. Leurs emails étaient trop longs, trop promotionnels, trop centrés sur leur produit. Zéro rendez-vous.

Ce guide vous montre exactement ce qu'ils ont appris — et comment appliquer ces principes dès aujourd'hui.


1. Le problème que 90% des entrepreneurs font : les emails trop longs

Jason Beraud diagnostique immédiatement le problème chez Jean-Philippe, qui vend du micarta (matériau innovant) aux couteliers :

"Tes emails sont trop longs ET tu te présentes trop. Tu as une approche promotionnelle, alors que le but du cold email c'est d'obtenir un rendez-vous."

C'est le piège classique : confondre cold email avec brochure commerciale.

Jean-Philippe avait écrit des paragraphes entiers sur son produit "recyclé français", ses propriétés, ses avantages. Tout ce texte tuait ses chances.

Pourquoi ? Parce qu'un prospect qui reçoit un cold email ne vous connaît pas. Il ne vous fait pas confiance. Il ne veut pas lire votre pitch. Il veut savoir : "Est-ce que ça me concerne ? Est-ce que c'est pertinent pour moi ?"

La longueur crée aussi un problème technique : plus l'email est long, plus il est susceptible de déclencher les filtres spam. Les algorithmes des serveurs de messagerie pénalisent les emails denses.

Le chiffre clé : Les emails de 50-125 mots ont un taux de réponse 50% plus élevé que les emails de 250+ mots.


2. Commencer par le client, pas par votre produit

C'est le pivot fondamental de la méthode Jason Beraud.

Au lieu de dire "J'ai un produit fantastique", il dit "Tes clients ont un problème. Parlons-en d'abord."

Avec Jean-Philippe, Jason creuse :

  • Pourquoi un client achète chez un coutelier plutôt qu'en grande surface ?
  • Parce qu'il veut une histoire, une différenciation, du "made in France".
  • Quel est le vrai problème du coutelier ? Trouver des matériaux différenciant qui lui permettent de raconter une histoire à ses clients.

Ce n'est pas "mon micarta est révolutionnaire". C'est "je comprends que vous avez du mal à vous différencier dans un marché saturé de couteaux génériques".

La structure mentale change : - ❌ Avant : "Voici mon produit, achetez-le" - ✅ Après : "Voici le problème que vous avez, j'ai accompagné des gens comme vous à le résoudre"

Cet angle transforme votre email d'une approche transactionnelle (vendre) en approche consultative (aider).


3. La réécriture spectaculaire : de promotionnel à consultatif

Voici exactement ce que Jason a conseillé à Jean-Philippe. Comparez :

Email 1 — AVANT (rejeté)

"Bonjour,

Je suis Jean-Philippe, cofondateur de [Entreprise]. Nous produisons du micarta, un matériau révolutionnaire issu de matière revalorisée. Notre micarta est fabriqué en France, respectueux de l'environnement, et offre une esthétique denim unique.

Nous aimerions discuter d'une collaboration pour intégrer nos matériaux dans vos couteaux. Nous offrons des tarifs compétitifs et une qualité supérieure.

Pouvez-vous me donner 15 minutes cette semaine ?"

Problèmes : - Commence par "Je suis" (personne ne s'en fout) - "Révolutionnaire" (spamword, hype vide) - Parle du produit, pas du client - Mentionne "tarifs compétitifs" (erreur fatale) - Demande directement du temps (agressif)

Email 1 — APRÈS (approuvé par Jason)

"Bonjour [Prénom],

J'accompagne les couteliers de la région [XYZ] à créer des couteaux avec le matériau micarta de Nîmes issu de matière revalorisée.

J'ai déjà accompagné une dizaine de couteliers à créer des couteaux sur-mesure d'inspiration denim qui se démarquent vraiment des couteaux traditionnels.

En moyenne, les couteliers observent que leurs clients apprécient cette tendance et augmentent leurs ventes de 4-5% vers une nouvelle clientèle (plus jeune).

Voulez-vous en savoir plus sur des couteaux de Nîmes que vous pouvez vendre ?"

Ce qui fonctionne : - Commence par "J'accompagne" (vous = consultant, pas vendeur) - Chiffre précis : "une dizaine" (crédible) - Résultat concret : "+4-5% de ventes" (pas du blabla) - Parle du client, pas du produit - Termine par une question soft (exploration, pas vente) - Longueur : 80 mots (parfait)

La transformation en chiffres : - Avant : 210 mots → Après : 80 mots (62% plus court) - Avant : 0 chiffre concret → Après : 3 chiffres (10 couteliers, 4-5%, clientèle plus jeune)


4. La suite de Fibonacci appliquée au cold emailing

C'est l'un des secrets les mieux gardés de Jason Beraud.

La plupart des gens envoient des relances tous les 3 jours. C'est une erreur.

Jason utilise la suite de Fibonacci : chaque nombre est la somme des deux précédents. 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21...

Application au cold emailing :

Email Jours d'attente après le précédent
Email 1 Jour 0 (envoi immédiat)
Email 2 +2 jours
Email 3 +3 jours (5 jours après Email 1)
Email 4 +5 jours (10 jours après Email 1)
Email 5 +8 jours (18 jours après Email 1)
Email 6 +13 jours (31 jours après Email 1)

Pourquoi ça marche :

Jason l'explique simplement : "Plus vous envoyez, plus il y a de chance qu'on vous réponde. Mais plus vous envoyez, plus il y a de chance qu'on vous énerve. C'est pourquoi plus vous envoyez, plus il faut les espacer."

L'espacement croissant respecte deux principes psychologiques :

  1. Récence : Votre email reste dans la tête du prospect
  2. Fatigue : Vous ne le harcelez pas trop vite

Les tests menés par Jason montrent que cette méthode génère un taux de réponse de 5-10% (vs 1-2% avec des relances quotidiennes).


5. Les spamwords qui tuent vos campagnes

Quand Christophe (consultant en stratégie d'entreprise) présente son email avec "rendez-vous gratuit de découverte", Jason bondit :

"Ne jamais mettre 'gratuit' dans un email ! C'est un spamword. Toujours !"

Pourquoi ? Deux raisons :

1. Raison technique : Les filtres spam détectent "gratuit" comme un signal d'email promotionnel. Votre email atterrit dans les spams, même si le contenu est excellent.

2. Raison psychologique : "Gratuit" n'a pas de valeur. "Offert" en a. Un prospect qui reçoit quelque chose de gratuit pense que c'est sans intérêt. Un prospect qui reçoit quelque chose d'offert pense qu'il y a une vraie valeur, mais qu'on la lui donne.

Liste complète des spamwords à éviter

  • Gratuit
  • Offert (sauf "offert par", pas "offert à vous")
  • Cliquez ici
  • Urgent
  • Limité
  • Exclusive
  • Révolutionnaire
  • Unique
  • Garantie
  • Sans risque
  • Essai gratuit
  • Télécharger maintenant
  • Acheter maintenant
  • Offre limitée
  • Promotion
  • Réduction

Comment dire "gratuit" sans le dire

❌ À éviter ✅ À utiliser
"Audit gratuit" "Audit sans engagement"
"Consultation gratuite" "Consultation découverte"
"Offre gratuite" "Offre découverte"
"Essai gratuit" "Période de test"

6. La structure magique : Problème - Solution - Bénéfice (PSB)

Jason applique une structure de 4 paragraphes à chaque email :

Paragraphe 1 : Accroche + Positionnement

"J'accompagne les [cible] à [résultat]."

Exemple : "J'accompagne les couteliers à créer des couteaux qui se démarquent et augmentent leurs ventes."

Objectif : Dire immédiatement si l'email les concerne.

Paragraphe 2 : Preuve sociale

"J'ai déjà accompagné [X] [cible] à [résultat]."

Exemple : "J'ai déjà accompagné une dizaine de couteliers à créer des couteaux d'inspiration denim."

Objectif : Montrer que vous n'êtes pas un théoricien, que vous avez fait ça pour d'autres.

Paragraphe 3 : Résultat concret

"En moyenne, [cible] observe [résultat mesurable]."

Exemple : "En moyenne, les couteliers observent que leurs clients apprécient cette tendance et augmentent leurs ventes de 4-5% vers une nouvelle clientèle."

Objectif : Donner un chiffre précis. Pas "beaucoup de ventes", mais "+4-5%".

Paragraphe 4 : Call-to-Action soft

"Voulez-vous [action légère] ?"

Exemple : "Voulez-vous en savoir plus sur des couteaux de Nîmes que vous pouvez vendre ?"

Objectif : Obtenir un rendez-vous, pas une vente immédiate. L'action est légère (discussion, pas achat).


7. L'importance vitale des angles d'attaque multiples

Jason révèle une stratégie que la plupart des gens ignorent : vous ne devez pas envoyer la même séquence à tout le monde.

Avec Christophe, qui accompagne les dirigeants de PME/ETI, Jason identifie trois angles d'attaque complètement différents :

Angle 1 : Augmenter le CA et la marge

"J'aide les dirigeants de PME/ETI à réaligner les équipes marketing et ventes afin d'augmenter leur marge jusqu'à +10%."

Cible : Dirigeants obsédés par la profitabilité.

Angle 2 : Conquérir un nouveau marché

"J'aide les dirigeants à identifier et conquérir de nouveaux marchés pour accélérer leur croissance."

Cible : Dirigeants en phase de scaling.

Angle 3 : Restructuration interne

"J'aide les dirigeants à réorganiser leurs équipes pour gagner en efficacité opérationnelle."

Cible : Dirigeants avec des problèmes d'organisation.

La stratégie de test :

Jason recommande d'envoyer 100-150 emails avec chaque angle, puis de mesurer quel angle génère le plus de réponses.

Résultat typique : Un angle génère 8% de réponse, un autre 3%, un autre 2%. Vous identifiez le gagnant et vous le répliquez.

Chiffre clé : Tester 3 angles sur 100-150 emails chacun prend 2-3 semaines et vous fait gagner 6 mois de prospection inefficace.


8. La psychologie des chiffres précis

Jason martèle un point : utilisez toujours des chiffres précis.

Jamais : - "Environ 30 entreprises" → "34 entreprises" - "Une trentaine de clients" → "28 clients" - "Environ 20% de croissance" → "+23% de CA et +23% de marge"

Pourquoi ?

Un chiffre précis crée une illusion de spécificité. Votre cerveau traite "34" comme un chiffre mesuré, comptabilisé. Votre cerveau traite "environ 30" comme une estimation vague.

Psychologiquement, "34 entreprises" semble plus crédible que "environ 30 entreprises", même si le nombre réel est le même.

Exemple concret d'Jason :

❌ "J'ai accompagné beaucoup de couteliers." ✅ "J'ai accompagné 12 couteliers."

Le chiffre "12" n'est pas plus précis que "beaucoup", mais il paraît plus vrai. C'est de la psychologie pure.


9. L'erreur fatale : parler de prix trop tôt

Quand la question des tarifs est abordée, Jason tranche net :

"Pas de tarif, pas de réduction, pas de machin. On s'en fout !"

Pourquoi ?

Parce que vous n'avez pas une approche basée sur le prix. Vous n'êtes pas "20% moins cher". Vous n'avez pas un élément de différenciation basé sur les tarifs.

Vous êtes basé sur la valeur : "Je vous aide à augmenter vos ventes de 4-5%."

Si vous mentionnez le prix dans le cold email, vous posez une question piège au prospect : "Est-ce que c'est assez bon pour le prix ?" Au lieu de : "Est-ce que j'ai ce problème ?"

La timeline correcte :

  1. Email 1-3 : Établir la pertinence du problème
  2. Email 4-5 : Proposer une discussion/audit
  3. Appel téléphonique : Qualifier le prospect
  4. Après l'appel : Parler de prix

Les prix, c'est une conversation. Pas un email.


10. La technique du dernier email : piquer l'ego pour déclencher une réponse

Le 5ème email de la séquence utilise une psychologie particulière : l'ego.

Voici la structure que Jason recommande :

"Bonjour [Prénom],

Je n'ai pas de réponse de votre part.

Trois hypothèses :

  1. Vous n'êtes pas intéressé.
  2. Vous n'avez pas le temps de me répondre.
  3. Vous n'êtes pas la bonne personne.

Si c'est la 1, pas de souci. Si c'est la 2, voici mon calendrier : [lien] Si c'est la 3, qui dois-je appeler de votre part ?"

Pourquoi ça marche :

Le prospect se dit : "Je suis pas 'pas intéressé', je suis pas 'pas la bonne personne', donc je dois répondre pour montrer que j'ai du temps."

C'est un peu de psychologie inverse. Jason l'explique avec malice : "Le but c'est un peu d'essayer de titiller dans son ego."

Résultat : 15-20% des prospects qui n'ont pas répondu aux 4 premiers emails répondent au 5ème.


11. Les trois grandes familles d'angles d'attaque universels

Jason révèle sa grille de lecture pour identifier les bons angles dans n'importe quel secteur :

Famille 1 : Faire gagner de l'argent

"J'aide les [cible] à augmenter leur CA/marge de X%."

Exemples : - Agences : "Augmenter le CA des clients de 15-30%" - SaaS : "Réduire les coûts d'acquisition de 40%" - Services : "Augmenter le ticket moyen de 25%"

Famille 2 : Faire gagner du temps

"J'aide les [cible] à gagner X heures par semaine."

Exemples : - Logiciels : "Gagner 10 heures par semaine sur la facturation" - Services : "Automatiser les tâches répétitives" - Consulting : "Réduire le temps de décision de 50%"

Famille 3 : L'ego / le statut

"J'aide les [cible] à [amélioration de statut/reconnaissance]."

Exemples : - Formations : "Devenir reconnu comme expert dans votre domaine" - Événements : "Être invité aux meilleures conférences" - Consulting : "Être vu comme innovant par vos pairs"

La stratégie : Identifiez dans quelle famille votre offre rentre le mieux, puis testez les trois. Une dominera.


12. L'IA et Chat GPT : extension de cerveau, pas remplacement

Un moment savoureux du workshop : Jean-Philippe avoue avoir utilisé Chat GPT pour rédiger ses emails.

Jason et Sébastien bondissent :

"Tu n'as pas fait tes devoirs ! Ce

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