Workshop Cold Emailing : Formation Prospection Jason Beraud
Le workshop cold emailing formation prospection animé par Jason Beraud est devenu une référence pour les commerciaux et entrepreneurs qui veulent des réponses concrètes. Pas de théorie abstraite : Jason corrige des emails réels, en direct, devant caméra. Ce guide reprend les enseignements clés de cet atelier — structure, espacement, spamwords, psychologie — pour que vous puissiez les appliquer dès aujourd'hui.
1. Le problème numéro un : vos emails sont trop longs
Dès les premières minutes, Jason Beraud tape sur le même clou. Les emails sont trop longs. Trop promotionnels. Trop centrés sur l'expéditeur.
Jean-Philippe, qui vend un matériau innovant (le "micarta") aux bijoutiers et couteliers, avait rédigé un pavé explicatif sur son produit. Jason l'interrompt : "Tu te présentes un peu trop. Tu as une approche presque promotionnelle alors que le but du cold email c'est de rentrer en contact pour obtenir un rendez-vous."
Un cold email n'est pas une brochure. C'est une main tendue. La différence est fondamentale.
La règle d'or : 4 à 5 lignes maximum. Pas une de plus. L'objectif unique est d'obtenir un échange, pas de tout expliquer.
2. Partir du client, pas du produit
Jason applique une méthode systématique : avant d'écrire une seule ligne, il creuse les problèmes réels du prospect.
Pour Jean-Philippe, la question n'est pas "qu'est-ce que le micarta ?" mais "pourquoi un coutelier achèterait-il chez toi plutôt qu'en Chine ?" La réponse : parce qu'il veut raconter une histoire à ses clients. Un produit local, différenciant, qui valorise ses créations.
C'est ce problème — et non le produit — qui doit ouvrir l'email.
Jason reformule ainsi :
"J'accompagne les couteliers de la région XYZ à créer des couteaux avec le matériau micarta de Nîmes issu de matière revalorisée. En moyenne, les couteliers observent que leurs clients apprécient cette tendance et augmentent leurs ventes de 4-5% vers une nouvelle clientèle."
Comparez avec l'original : un paragraphe sur le produit, ses caractéristiques, son origine. Le résultat de Jason est deux fois plus court et dix fois plus percutant.
3. La structure PSB : Problème – Solution – Bénéfice
Pour Christophe, consultant en stratégie d'entreprise ciblant des dirigeants de PME/ETI, Jason applique la même grille. Trois blocs, dans cet ordre :
- Problème : ce que vit le prospect (désalignement marketing/ventes, marges qui stagnent)
- Solution : ce que vous faites concrètement ("J'accompagne les dirigeants à réaligner leurs équipes")
- Bénéfice : le résultat chiffré ("jusqu'à +10% de marge")
L'email de Christophe réécrit par Jason :
"Bonjour Jean-Marc,
J'aide les dirigeants de ETI et PME à réaligner les équipes marketing et ventes afin d'augmenter leur marge jusqu'à +10%.
J'ai déjà accompagné 34 entreprises à se restructurer.
Avec l'entreprise X, nous avons validé une offre et un marché qui a généré +23% de CA et +23% de marge.
Êtes-vous ouvert à l'idée de vous restructurer pour atteindre vos objectifs 2024 ?"
Quatre blocs. Zéro fioriture. Un seul appel à l'action.
4. La suite de Fibonacci appliquée aux relances
C'est l'un des secrets les mieux gardés de Jason Beraud dans ce workshop cold emailing. L'espacement des relances ne doit pas être uniforme.
La plupart des gens envoient un email tous les 3 jours. Jason utilise la suite de Fibonacci :
| Délai avant le suivant | |
|---|---|
| Email 1 | Attendre 2 jours |
| Email 2 | Attendre 3 jours |
| Email 3 | Attendre 5 jours |
| Email 4 | Attendre 8 jours |
| Email 5 | Attendre 13 jours |
| Email 6 | — |
La logique est simple. Plus vous relancez, plus vous risquez d'agacer. Donc plus vous espacez. La progression géométrique respecte le prospect tout en maintenant une présence régulière.
"Plus vous envoyez, plus il y a de chance qu'on vous réponde. Mais plus vous envoyez, plus vous pouvez énerver les gens", résume Jason.
5. Les spamwords qui sabotent vos campagnes
Christophe avait inclus l'expression "rendez-vous gratuit de découverte" dans sa séquence. Jason bondit immédiatement.
"Gratuit" est un spamword. À bannir définitivement.
Les filtres anti-spam des messageries détectent ces mots et envoient votre email directement dans les indésirables — avant même que le prospect l'ait vu. Peu importe la qualité de votre séquence.
Jason va plus loin : même "offert" peut poser problème. Et commercialement, rien n'est gratuit. "Offert" a une valeur perçue. "Gratuit" n'en a aucune.
Liste des mots à éviter absolument dans un cold email :
- Gratuit / Free
- Promotion / Réduction / Remise
- Urgent / Dernière chance
- Cliquez ici
- Offre spéciale / Offre limitée
- Félicitations
Un email qui n'arrive pas en boîte de réception ne sert à rien. La délivrabilité passe avant tout le reste.
6. La puissance des chiffres précis
Détail qui revient dans chaque correction de Jason : les chiffres vagues tuent la crédibilité.
"Une trentaine d'entreprises" → personne ne vous croit. "34 entreprises" → tout le monde vous croit.
"+20% de CA environ" → flou artistique. "+23% de CA" → résultat réel, vécu, documenté.
La précision signale l'expérience. Elle montre que vous avez vraiment fait le travail, que vous avez mesuré les résultats. Un chiffre rond ressemble à une estimation. Un chiffre précis ressemble à un fait.
Jason insiste : "Toujours mettre un chiffre précis. C'est pas 30, c'est pas une trentaine."
7. Multiplier les angles d'attaque
Jason révèle une stratégie que peu de prospecteurs utilisent : tester plusieurs angles sur la même cible.
Pour Christophe, il identifie quatre propositions de valeur distinctes :
- Performance commerciale : refaire les process pour vendre plus
- Performance marché : mieux identifier son marché cible
- Gain de temps : réorganiser les équipes pour gagner en efficacité
- Go-to-market : conquérir de nouveaux marchés
Chaque angle génère un email différent. Jason recommande de tester 2 à 3 angles sur des cohortes de 100 à 150 emails chacune, puis de mesurer les taux de réponse.
"Tu fais juste 100-150 emails, tu envoies et tu regardes celle qui répond le mieux."
Cette approche empirique remplace les suppositions par des données réelles. Vous ne choisissez pas votre angle préféré — vous choisissez celui que vos prospects préfèrent.
Jason résume les trois grandes familles d'angles universels :
- Faire gagner de l'argent : augmenter le CA, les marges, les ventes
- Faire gagner du temps : automatiser, déléguer, simplifier
- Valoriser l'ego : "ce que vous faites est bien, ça peut être encore mieux"
Ces trois leviers s'appliquent à pratiquement tous les secteurs.
8. Ne parlez jamais de prix dans un premier email
La question des tarifs arrive souvent trop tôt. Jason tranche sans hésiter : "Pas de tarif, pas de réduction, pas de machin."
Le premier email a un seul objectif : obtenir un échange. Pas vendre. Pas convaincre. Juste ouvrir une conversation.
Mentionner un prix avant d'avoir établi la valeur, c'est se positionner sur le terrain du coût plutôt que sur celui du résultat. Le prospect compare immédiatement avec la concurrence. Vous perdez avant même d'avoir commencé.
La règle : le prix vient après que le prospect a exprimé son intérêt. Jamais avant.
9. Le dernier email : piquer l'ego pour déclencher une réponse
Le cinquième ou sixième email d'une séquence joue sur une psychologie différente. Jason propose ce modèle :
"Bonjour [Prénom],
Je n'ai pas de réponse de votre part...
Vous n'êtes pas intéressé ? Vous n'avez pas le temps de me répondre ? Vous n'êtes pas la bonne personne ?
Si vous n'êtes pas la bonne personne, dites-moi qui appeler de votre part.
Si le temps vous manque, voici mon calendrier : [lien]"
Cet email fonctionne pour deux raisons. D'abord, il donne au prospect une porte de sortie honorable (pas la bonne personne, pas le bon moment). Ensuite, il titille légèrement l'ego : ne pas répondre devient un choix actif, pas un oubli passif.
"Le but c'est un peu d'essayer de titiller dans son ego", explique Jason.
10. L'IA comme assistant, pas comme rédacteur
Jean-Philippe avoue avoir utilisé ChatGPT pour rédiger ses emails. Jason réagit immédiatement : "Tu n'as pas fait tes devoirs !"
L'IA générique produit des emails génériques. Elle ne connaît pas votre ton, vos clients, vos résultats réels. Elle génère du texte plausible — pas du texte efficace.
Jason recommande une approche différente : créer un GPT personnalisé, entraîné sur votre propre façon d'écrire, vos cas clients, vos angles. L'IA devient alors un accélérateur, pas un substitut.
"Ce sont des outils exceptionnels mais ils ne sont pas là pour vous remplacer. Ils sont là comme une extension de cerveau."
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Les 7 règles du cold email selon Jason Beraud
- Concision : 4-5 lignes maximum par email
- Client d'abord : problème avant solution
- Chiffres précis : 34 entreprises, pas "une trentaine"
- Zéro spamword : "gratuit" est banni à vie
- Fibonacci : 2-3-5-8-13 jours d'espacement entre les relances
- Plusieurs angles : tester 2-3 propositions de valeur sur 100-150 emails chacune
- Posture conseil : "j'accompagne" plutôt que "je vends"
FAQ — Cold emailing et formation prospection
Le cold emailing est-il encore efficace en 2025 ?
Oui. Jason Beraud cite des taux d'ouverture de 60% et des taux de réponse de 5 à 10% avec les bonnes techniques. La clé : concision, personnalisation réelle, et séquence bien espacée.
Combien d'emails faut-il envoyer dans une séquence ?
Jason recommande 5 à 6 emails par séquence, espacés selon la suite de Fibonacci (2-3-5-8-13 jours). Moins de relances = moins de chances d'obtenir une réponse. Trop rapprochées = agacement et désabonnements.
Quels mots faut-il absolument éviter dans un cold email ?
"Gratuit", "promotion", "réduction", "urgent", "offre limitée", "cliquez ici". Ces spamwords déclenchent les filtres des messageries et envoient votre email directement dans les indésirables.
Faut-il mentionner ses tarifs dans le premier email ?
Non. Le premier email a un seul objectif : obtenir un échange. Le prix vient après que le prospect a exprimé son intérêt. Le mentionner trop tôt vous place sur le terrain du coût, pas de la valeur.
Comment tester ses angles d'attaque ?
Créez 2 à 3 versions de votre email avec des propositions de valeur différentes. Envoyez chaque version à une cohorte de 100 à 150 prospects. Mesurez les taux de réponse après 2 semaines. Gardez l'angle qui performe le mieux.
Le cold emailing B2B est-il légal en France ?
Oui, sous conditions. L'expéditeur doit être clairement identifié, chaque email doit contenir un lien de désinscription, et le ciblage doit rester professionnel. Le RGPD s'applique, mais le cold emailing B2B reste une pratique légale et courante.
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